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Dimanche 14 février 2010« Je ne gueulerai pas contre la Saint-Valentin. Trop facile, trop classique, trop prévisible. Alors, bien sûr, la Saint-Valentin, c’est le business de l’amour, une fête commerciale, etc. C’est comme Noël avec l’aberration psychologique qui consiste à inventer un personnage quasi-religieux dont tous connaissent l’apparence sans l’avoir jamais vu et qui nous dit " je t’aime " à travers des cadeaux, alors que ce sont les gens qui devraient le dire. C’est comme la Coupe du Monde de football 1998 où tout le monde était content que des milliardaires tricheurs qui n’en ont rien à foutre de notre gueule aient gagné un match de compétition surmédiatisée. Mais le vrai problème est ailleurs ! L’aspect commercial des fêtes, c’est le mal, on est d’accord. Mais que dire que l’industrie de la solitude ? Entendons-nous bien : contrairement à la Saint-Valentin, les sites de rencontre ou d’agence matrimoniale ou de speed-dating ou toutes les ordureries du même tonneau NE SONT PAS le business de l’amour. C’est le business de la solitude. Les amoureux ne sont pas sur Meetic. Et, en cela, les industriels de la chose sont de loin plus immoraux que ceux de la Saint-Valentin, même si, évidemment, ils peuvent se confondre. Mais on ne crache pas dans la soupe ; on ne boude pas les fêtes. La joie qui en résulte en vaut le prix. Offrons des cadeaux à nos enfants, récoltons quelques bisous après la victoire de ces messieurs en short parce que les gens sont joyeux, célébrons nos valentines. » Jour Jour mois Année« *** ***. » |
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